Saccage sur le Chemin de St Jacques

C’est avec horreur que des habitants de Penne-d’Agenais (dont plusieurs membres d’Escapade lors d’une promenade) ont découvert que le Chemin de Grande Randonnée GR 652 sur le plateau de Saint Michel avait été récemment très sérieusement dégradé. Ce petit chemin en milieu boisé a été élargi sans doute au moyen de gros engins de terrassement, les arbres le longeant abattus et coupés sans ménagement. Sur près de 200 mètres, c’est un spectacle de cailloux, et de sols retournés et défoncés sur une largeur de voie à vehicle. Une désolation. S’y ajoute une parcelle en contre bas sur le versant nord qui a été entièrement déboisée.[voir maj. en fin d’article]

Intrigués, l’Association et d’autres personnes ont tenté de savoir qui était responsable de ce saccage et se sont renseignés auprès d’amis et de la Mairie de Penne-d’Agenais. Car ces terrassements, selon tous les avis, sont sauvages, plus que suspects, sinon hors la loi. Le chemin de Saint Jacques de Compestelle est classé à de nombreux titres et fait partie de zones naturelles protégées. Interrogé, un proche de la Mairie de Penne a indiqué qu’il n’était pas au courant.

L’affaire est aujourd’hui sur les bureaux du Maire, de la Préfecture, de l’Office du Tourisme du Département, et d’Associations de Défense de l’Environnement. Car le courrier suivant (avec photos et plan d’urbanisme à l’appui) a été adressée au Maire de Penne-d’Agenais M. Arnaud Devilliers.

Aux photos jointes à cette lettre, nous ajoutons ici nos propres images de ce chemin qui a été saccagé. Affaire à suivre….

Mise à jour du 25/4/2013: Lors d’une rencontre avec le Maire de Penne, M. Arnaud DEVILLIERS nous a confirmé qu’il « s’était occupé du problème » et qu’il avait rendu visite au propriétaire de la parcelle déboisée. Que celui-ci avait reconnu avoir élargi le chemin « pour accéder à sa parcelle » et qu’il avait déboisé celle-ci « afin que sa parabole de réception satellitaire ait une meilleure image« … Le Maire a dit avoir « fait signer un document au propriétaire qui allait être envoyé à la Préfecture. » Une « autorisation » APRES les faits qui risque de ne pas être appréciée en haut lieu. A suivre…