JDR 2012, succès auprès des VTTistes!

A l’approche de la « Journée de la Randonnée 2013 » – quasiment dans une semaine, le lundi 1er avril – beaucoup de gens se souviennent de la précédente, et parmi eux ce concurrent V.T.T. qui avait consigné ses impressions (ci-dessous) sur son blog. Cette narration bien détaillée nous laisse espérer de semblables réactions cette année !

Lundi 9 avril 2012 – Randonnée à Penne-d’Agenais (47)
Bonjour à toutes et à tous !

En ce lundi de Pâques, nous allons rouler du côté de Penne d’Agenais à l’occasion de leur 20ème journée de la randonnée organisée tous les ans à cette date. C’est la première fois que nous nous y rendons. Sur place un peu avant 8h30, Damien et moi y retrouvons Micka, ainsi que toute la bande Bironnaise en plus de Guy et Bruno, sans oublier plusieurs membres du club de Cancon ! En somme, beaucoup de visages connus ce matin, sans oublier Ludo, Nathalie et Romain que nous trouverons à la toute fin. Beaucoup de monde à l’inscription et une fois les plaques de cadres installées, nous voilà sur la ligne de départ. Trois circuits vtt sont proposés ce matin : 20, 35 et 50 kms. Nous nous sommes inscrit pour le plus grand, avec ses quand même 1200 de dénivelé positif, la matinée va être rude !

Le ciel est toujours bien couvert lorsque le départ est donné à neuf heure pile. Un bon paquet de vélo quitte le stade en direction de Peyragude et de sa superbe basilique. Autant dire que les deux ou trois premiers kilomètres vont mettre en jambes direct : une bonne côte par la route jusqu’à Notre-Dame avec un sympathique passage sur les pavés du vieux village. Et lorsque nous retrouvons un peu de terre, c’est pour nous donner un avant goût de ce que sera la quasi-totalité du parcours : un single se tortillant tel les vieux jeux où un serpent devait éviter de se mordre la queue. La file que l’on forme semble s’étendre à l’infini et le spectacle est bien sympathique, des vélos de tous les côté, en dessus, en dessous, partout.

La majeure partie de cette rando se déroulera sur les coteaux et l’on ne compte plus le nombre de Pech que nous avons grimpé ou descendu. On roule donc tranquillement, inutile de se fatiguer plus que de raison. Jusqu’au premier ravito, on aura droit à un long single en balcon où les cailloux sont plus que glissant à cause de l’humidité de ces derniers jours. Le rythme n’est pas bien élevé et impossible de doubler ici sous peine d’aller voir ce qu’il se trouve plusieurs dizaines de mètres en contre-bas… Mais alors que l’on n’est pas encore à dix kilomètres, je crève… Moi qui n’avais plus crevé depuis un petit moment déjà, fallait bien que ça arrive… La crevaison… L’un des pires cauchemars pour un vététiste… Non que la réparation soit difficile, mais quel désarroi de voir tous les autres participants vous passer devant, alors que vous êtes là, sur le bord du chemin, la chambre à air dans une main et le pneu dans l’autre à la recherche de cette satanée épine… M’enfin, quelques minutes plus tard et il n’y paraît pourtant plus, en priant pour qu’une autre coquille du même genre n’arrive pas ou sinon je vais pouvoir rouler sur la jante !

Nos compteurs atteignent péniblement les treize kilomètres lorsque nous arrivons au premier ravitaillement. Beaucoup de monde est déjà sur place et nous y retrouvons Guy. On mange, tout en prenant soin d’éviter de se jeter sur les sandwich ou sur le boudin… Nous ne tardons cependant pas à repartir, il reste encore une bonne trentaines de bornes à boucler ! Et ce que nous ne savions pas encore, c’est que toute la suite allez être du même acabit que ce début… On redémarre, toujours dans la joie et dans la bonne humeur, et toujours sous ce ciel gris et épais. Une chance cependant, car une température élevé comme on vient d’en voir il y a peu aurait été une difficulté supplémentaire, c’est déjà assez dur, pas la peine d’en rajouter !

Cette seconde partie nous réservera également de belles surprises. Des montées toujours aussi ardues, on commence à s’y habituer et n’en faisons même plus cas, mais surtout des passages en sous-bois par des singles où les pentes se font de plus en plus raide ! Un vrai bonheur, même si nous passerons certains passages à pieds, on ne compte plus le nombre de « ha non non non, je le tente même pas moi » ou le nombre de « mais si ça passe ! » que nous avons entendu ! Enfin, le tracé va un peu laisser les bosses de côté pour nous faire rouler dans la plaine. On n’évitera pourtant pas les petits talus à descendre ou les zig-zag qui sonnent comme une sorte de marque de fabrique de cette rando. On distingue enfin le deuxième ravitaillement au bout d’une vingtaine de bornes.

A ce stade, les jambes commencent à faire un peu mal. Nombres de participants ont dû partir sur le circuit de 35 et on n’est plus vraiment nombreux à rouler ensemble. Ce sera l’occasion de se faire vraiment plaisir sur de magnifiques singles bordés de buis ou au beau milieu d’une végétation à peine naissante à la suite d’un hiver rigoureux. Le rythme augmente sensiblement, tout du moins avant que les choses sérieuses ne refassent leur apparition. On aperçoit au loin, de temps en temps, un collègue gravissant ce qui semble être une bonne côte et l’on sait que ce sera bientôt à notre tour. Malgré tout sur le chemin du retour, une courte pause au troisième ravitaillement où nous retrouverons un peu de monde avant de repartir pour un final qui s’annonce bien difficile…

Le tracé est une pure merveille et le traceur a vraiment du se casser la tête pour proposer un tel méli-mélo de chemins où ceux-ci se croisent et se recroisent allant même jusqu’à nous faire faire le même parcours mais en sens inverse sans pour autant que l’on s’en rende compte. Pour preuve, nous voilà revenu au point du premier ravito, qui sera donc pour nous le quatrième, après un MA-GNI-FI-QUE passage trialisant . C’est LE passage de cette rando, un pur bonheur, les mots me manquent pour le décrire, faites-le et vous comprendrez… Selon les dires de certains, il reste encore quasiment dix kilomètres et beaucoup ont abrégé et sont rentrés par la route. Pas question de procéder ainsi, même si on a mal partout, tant aux jambes vu les fameuses montées qu’aux épaules à cause de ces descentes pas vraiment reposante.

Arrivé un peu après mes collègues, Micka part en tête alors que Damien et moi le suivons de peu. Pourtant, ce dernier va peu à peu me distancer, et je sais à cet instant que je ne vais pas les revoir avant l’arrivé. Pas bien grave, il ne reste plus beaucoup de kilomètres. Pourtant, le tracé ne nous ménage pas sur cette fin, et les crampes commencent doucement à faire leur apparition, tant sur mes cuisses que sur celles d’autres vététistes que je vais rejoindre. Encore une bonne et longue montée avant de retourner sur le plateau de Saint-Michel où je vais d’ailleurs retrouver Ludo et Romain. Une aubaine ! Je vais pouvoir rouler avec eux et ne pas finir cette rando seul. Nous arriverons alors tous les trois à Peyragude avant qu’une sournoise petite bifurcation ne me fasse « visiter » une nouvelle fois les rues du vieux village, puisque mes deux nouveaux collègues roulent sur le 35. Cela reste une courte boucle cependant et je vais les retrouver juste avant d’attaquer la descente qui va nous ramener à notre point de départ, où se trouve déjà Micka et Damien, là depuis quelques minutes. Un bon apéro maison nous attend au retour, de quoi reprendre quelques forces !

Ben mes alleux, quelle rando ! Jamais je n’aurais cru que cela serait aussi difficile ! Le ton était donné d’entrée de jeu avec le dénivelé positif affiché mais quand même ! Des bosses, rien que des bosses ! Mais un tracé, quel tracé ! Un pur bonheur, on voit que chaque passages a été calculé avec minutie et que rien n’a été laissé au hasard. On a mal partout, on est épuisé, mais c’est vraiment heureux et des souvenirs plein la tête que l’on quitte Penne d’Agenais prêt à revenir en découdre l’année prochaine !

Sur ce, à dimanche prochain pour une nouvelle sortie !

Votre serviteur, Piw

On a aimé :
un tracé de génie !
des passages trialisant magnifiques
une difficulté élevé

On a moins aimé :
quelques ravitos un peu léger

Circuit : 45 kms / Durée : 3h30 / Moyenne : 13,4 kms/h

[L’article était à l’origine publié ici]