Découvertes sur le Pech de Clavières

Profitant des températures extrêmement clémentes, lors d’une « mini-rando » sur l’un des nombreux pechs près de Penne-d’Agenais, nous avons fait plusieurs découvertes: animal, reptile, botanique et curiosité. Et comme d’habitude, cette balade nous a offert de magnifiques sous-bois et paysages, certes aux tons de l’hiver, mais non moins splendides.

P1220881Première découverte au sol, les couleurs éclatantes d’une salamandre, immobile mais vivante au milieu d’un chemin de pierres. Nous nous sommes arrêtés pour regarder et la photographier de près. Entre 10 et 20 cm de long, avec un très large abdomen (peut-être une femelle?), probablement une « salamandre tachetée », très répandue en France, mais qui normalement se cache pendant le jour. Nos amies Fléa et Isis bondissaient autour de nous et risquaient de l’écraser! On s’est bien gardé de la toucher car ce reptile peut sécrèter un liquide venimeux de sa peau.

Deuxième rencontre: alors que nous débouchions d’un chemin boisé sur une très grande prairie, quatre chevreuils nous ont entendus. Probablement ont-ils perçu en premier nos deux chiennes qui nous devançaient. En quelques secondes ils faisaient demi-tour et s’enfuiaient vers d’autres bois. Nous étions trop loin et pas assez rapides avec nos appareils photos pour immortaliser cette scène mais la ligne de ses quatre cervidés filant sur l’horizon était d’une rare beauté.

Nous faisions qu’une petite randonnée de quelque 5 km – de quoi se garder en forme pour celles plus longues du dimanche! Nous avions une guide Marielle qui connait bien ces petits sentiers à travers des bois où l’on devait souvent enjamber des arbres tombés au sol, ou mettre des branches pour enjamber une petite rivière. On se serait presque cru en pays inexploré. Mais non, nous avons trouvé les traces de passages humains précédents: une belle flèche rouge (mauvais débalissage d’une précédente rando?) et… en forme de bouteilles, une plante originale, du nom, je crois, de « roseau heinekensis ».

P1220913Vers la fin du parcours nous avons traversé un grand centre équestre et d’élevage. Des chevaux bruns, noirs, blancs, tachetés, adultes et jeunes. Mais malheureusement ils étaient tous dans de très mauvaises conditions de propreté. Certes leurs prairies et enclos avaient subi les effets de pluies fréquentes et nous espérions que leurs abris leur donnaient un peu plus de confort. Mais la vue de ces chevaux pataugeant dans la gadoue, venant vers nous dans l’espoir d’avoir quelque chose à manger, était bien triste. Nous pensions alors au printemps et aux beaux jours qui leur offriraient de meilleures conditions.